Mystère

MYSTERE RUE DES SAINTS-PERES de Claude IZNER - 2006 - Editions 10/18 -282 pages

Quatrième de couverture

Comme nombre de visiteurs du monde entier, Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l'Exposition Universelle où la Tour Eiffel, qui vient d'être achevée, trône en véritable vedette.
En ce début d'été 1889, les Parisiens ont bien du mal à se frayer un chemin dans la foule qui se presse entre les kiosques multicolores, dans les allées envahies de pousse-pousse et d'âniers Egyptiens...
Au premier étage de la tour, Victor doit retrouver Kenji Mori, son associé, et son ami Marius Bonnet, qui vient de lancer un nouveau journal, "Le Passe-Partout".
Mais leur rendez-vous est vite interrompu : une femme vient de s'écrouler sous le coup d'une étrange piqûre.
S'ensuit une série de morts inexpliquées qui vont marquer les débuts d'enquêteur de Victor Legris...
Ces nouveaux mystères de Paris nous plongent dans la Capitale des Impressionnistes, ses "villages" et ses quartiers populaires.

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MYSTERE RUE DES SAINTS PERES est le premier volet des enquêtes de Victor LEGRIS  et aussi le premier livre que je lis de cette auteure ou plutôt de ces auteures puisque ce pseudo est celui de deux soeurs . J'avais déjà tenté il y a quelques mois les polars historiques avec Le Mystère de la Chambre bleue de Jean d'Aillon , qui ne m'avait pas emballée plus que ça, j'ai décidé de récidiver avec Claude IZNER qui situe ses intrigues à la fin du XIXème siècle : une période que j'afectionne tout particulièrement.

Victor LEGRIS n'est pas policier, il est libraire. Il est aussi ami avec le journaliste Marius Bonnet, ce qui lui permet d'être au courant de tous derniers faits divers de la capitale. Alors que tout Paris se rend à L'Exposition Universelle de 1889, une femme est retrouvée morte au premier étage de la Tour Eiffel : une mauvaise piqûre d'abeille sans doute. Mais les morts se succèdent, tous causés par ce qui semble être une piqûre d'abeille et tous en rapport avec l'événement du siècle. Victor, intrigué, va enquêter à sa manière, soupçonnant tour son ami Kenji et Tasha, la dessinatrice russe dont il est tombé amoureux.

J'ai beaucoup apprécié ce premier tome des aventures de Victor Legris malgré le fait que l'intrigue policière passe parfois au second plan. Il faut dire que notre détective amateur est quelquefois plus préoccupé par son histoire d'amour naissante que par le mystère des abeilles tueuses. Mais si le récit manque parfois de rythme et de suspense, l'ambiance de ce Paris de fin de siècle est parfaitement rendue. J'ai adoré me promener dans les rues de Paris et dans l'Exposition Universelle aux côtés des personnages. Ceux-ci sont particulièrement bien campés et attachants. Kenji Mori, le père adoptif de Victor et son passé trouble, Joseph, le commis de la librairie qui n'a pas sa langue dans sa poche et parle de ses clientes avec beaucoup d'humour, Tasha une jeune dessinatrice au caractère bien trempé et tous les autres qui ne font que passer dans cette histoire. Il y a dans cette ambiance une petite touche d'Adèle Blanc-Sec et d'Agatha Christie qui m'a ravie.

Les premières phrases

" Des nuées d'orage couraient au-dessus de la steppe coincée entre  les fortifications et la gare de marchandises des Batignolles. La vaste étendue d'herbe galeuse dégageait des relents d'égout. "

En bref

Un polar historique plus réussi sur le plan historique que sur celui de l'intrigue. Mais c'est le premier tome d'une longue série et on peut espérer que maintenant que les auteures ont mis en place leurs personnages, elles développent davantage le côté enquête dans les opus suivants. A réserver aux amoureux de la Belle Époque. Moi en tous cas, je suis bien décidée à ne pas en rester là.

 

stars-10stars-5

 

Cette lecture entre dans le cadre des challenges :

Petit Bac 2015 : catégorie lieu

ABC 2015 : lettre I

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