De Livre en Livres

01 décembre 2016

BILAN de LECTURE de NOVEMBRE

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Comme j'ai eu peu de SP ce mois-ci et que ce sera sûrement le cas le mois prochain, j'ai décidé d'extraire de ma PAL certains livres qui y étaient depuis trop longemps. Ce moi-ci cela a été les romans. Le mois prochain, je m'attaquerais aux policiers. Je vais procéder ainsi à partir de maintenant.

 

COUPS DE COEUR  : La Vallée des Ombres de X.M BONNOT

                   Vongozero de Yana VAGNER

J'ai aimé        : Compartiments pour Dames d'Anita NAIR

                  Resurrection Row d'Anne PERRY (non chroniqué)

J'ai moins aimé  : La Maison du Sommeil de J. COE (bientôt chroniqué)

Je n'ai pas aimé : Les Honneurs perdus de C. BEYALA

                   Paris-Athènes de V. ALEXAKIS (non chroniqué)

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30 novembre 2016

VONGOZERO - Y. VAGNER

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VONGOZERO de Yana VAGNER - Traduction de Raphaëlle PACHE - 2014 - Editions POCKET 2016 - 540 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

Moscou ne répond plus. À quelques kilomètres de la capitale, mise en quarantaine, le village d'Anna et Sergueï s'attend au pire. Bientôt, les pillards, bientôt, le chaos... L'épidémie qui a frappé les grandes villes et paralysé le monde marche droit sur eux. Il faut fuir, le plus vite possible. Avec une poignée de voisins et l'ex-femme de Sergueï, le convoi s'organise : vivres, essence... Rester soudés, malgré les dissensions, l'égoïsme, la panique, et l'instinct de survie qui reprend ses droits et lève les masques. En ligne de mire, un lac perdu et un refuge coupé du monde : Vongozero.

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Les premières phrases

Maman est morte le mardi 17 Novembre. J'ai appris la nouvelle par une voisine. Quelle ironie : Ni maman ni moi n'avons été proches de cette femme acariâtre, toujours maussade, dont le visage ingrat semblait taillé dans la pierre. Nous avons vécu quinze ans sur le même palier et à une époque, pendant plusieurs années, je me dispensais même de la saluer.

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Un terrible virus contamine peu à peu les habitants de Moscou. Anna et Sergueî qui habitent dans un village à quelques kilomètres de la capitale ne peuvent bientôt plus se rendre à leur travail La ville a été mise en quarantaine ; plus personne ne peut y entrer ni en sortir. Et il ne s'agit pas uniquement de Moscou. Ils apprennent par la télévision que l'Europe entière est touchée, mais aussi les autres continents. Cependant les habitants gardent bon espoir : la science et les autorités vont trouver une solution à cette menace.....Sauf que bientôt c'est le chaos : les lignes téléphoniques sont coupées, les soldats chargés de garder les accès à la ville désertent et commencent à piller les maisons. Des hordes d'individus porteurs du virus ne vont pas tarder à quitter la cité ou depuis quelques temps on ne trouve plus ni alimentation, ni médicaments. Avec un groupe d'amis et de voisins, Anna, son fils Micha, et Sergueï son compagnon, auxquels se joignent sa première femme et son petit garçon ainsi que Boris son père, vont tenter de rejoindre Vongo Zero, un lac de Carélie à la frontière finlandaise, tout au nord du pays, sur lequel se trouve une île où ils pourront vivre, protégés de la pandémie par l'isolement qu'elle leur procurera. Et ce sont quatre voitures chargées à bloc et transportant onze personnes qui vont s'élancer sur les routes enneigées vers une destination aussi lointaine qu'incertaine.

Vongo Zero, c'est à la fois un road movie sur fond de catastrophe mondiale et un passionnant thriller psychologique. C'est Anna la narratrice qui nous conte leur odyssée. Leur première préoccupation est la recherche du carburant pour leurs quatre voitures qui doivent parcourir plusieurs milliers de kilomètres. La plupart des stations qu'ils rencontrent sur leur route sont vides, abandonnées. Et quand elles sont encore ouvertes, ils craignent de tomber dans un piège. Ils doivent se méfier de toutes les personnes qu'ils rencontrent : certaines sont peut être malades, d'autres mal intentionnées, ou les deux à la fois. Toutes leurs voitures chargées jusqu'à la gueule éveillent la convoitise.

La tension mise en place dès les premières pages monte au fur et à mesure que les kilomètres défilent. Comme Anna et ses compagnons on ne sait jamais ce qui peut arriver, on s'attend au pire..... Ils traversent des villages déserts, d'autres transformés en cimetières. Chacun est confronté à la peur mais aussi à la nécessité de partager ce voyage forcé avec des gens avec qui ils ne s'entendent pas forcément et de les supporter. Anna voit ainsi faire intrusion dans sa vie la première femme de son compagnon. Elle est assez individualiste et la pensée de devoir vivre à onze personnes dans deux toutes petites pièces sur cette île pendant un temps indéterminé -si jamais ils atteignent leur but - l'épouvante. Et la question qui se pose à tout moment, c'est : Jusqu'où suis-je capable d'aller pour assurer ma survie ? Lorsqu'ils quittent leur foyer et leur petite vie tranquille, ils sont des hommes et des femmes comme vous et moi. Seront-ils transformés par les épreuves qu'ils vont traverser ? Pourront-ils rester eux-mêmes, des gens "normaux", civilisés, face à tous ces dangers. Résisteront-ils à la tentation de considérer l'autre comme un concurrent à la survie ?

L'auteur a très bien su entretenir la tension qui vient à la fois des dangers extérieurs, mais aussi des efforts que font chacun des protagonistes pour éviter que le groupe soit déchiré par des dissensions, pour qu'il reste uni, ce qui est indispensable pour leur survie. Tension encore accrue par les immenses étendues couvertes de neige qu'il doivent parcourir

En Bref

Un vrai coup de coeur. Un premier roman très réussi. J'ai été tenue en haleine tout le long de ma lecture et j'ai hâte de découvrir la suite dès qu'il sera paru en poche : Le Lac paru aux Editions Mirobole en 2016

 

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23 novembre 2016

LES HONNEURS PERDUS - C. BEYALA

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LES HONNEURS PERDUS de Calixthe BEYALA - 1996 - Editions ALBIN MICHEL - 405 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

" Que ceci soit clair : je m'appelle bien Saïda Bénérafa.
Jusqu'à quarante et quelques années, je n'avais jamais quitté New-Bell Douala n° 5. Je n'étais pas encore la jeune fille de cinquante ans qui passionne Belleville. Pourtant, même à cette époque, je faisais déjà la Une du téléphone arabe ". Entre Couscousville, à la périphérie de Douala, et les hauteurs bigarrées de Belleville, la route est longue, pavée d'embûches, de petites joies et de grandes tragédies.
Saïda va mettre longtemps à la parcourir, avec pour seule richesse son inaltérable confiance en la race humaine et son honneur qu'elle ne veut pas perdre. Cet " honneur " c'est aussi celui de toutes les femmes, qu'elles soient blanches ou noires, servantes ou maîtresses, catholiques ou musulmanes. Jamais l'auteur d'Assèze l'Africaine n'avait décrit avec autant de verve sa belle et crasseuse Afrique, éclatante de vie, de couleurs et de gaieté malgré sa misère.
Jamais elle n'avait dit avec autant de force son attachement à une France envoûtante, fragile et parfois impitoyable. Les Honneurs perdus, une déchirante tragi-comédie de notre époque qui confirme Calixthe Beyala comme un des grands auteurs francophones internationalement reconnus.

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Les premières phrases

" Que ceci soit clair : je m'appelle bien Saïda Bénérafa.
Jusqu'à quarante et quelques années, je n'avais jamais quitté New-Bell Douala n° 5. Je n'étais pas encore la jeune fille de cinquante ans qui passionne Belleville. Pourtant, même à cette époque, je faisais déjà la Une du téléphone arabe .

Pourquoi ? Je suis née quelques années avant les indépendances. C'était en 40-45, mais les dates précises n'ont aucune importance"

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Saiïda est née à Couscousville, un bidonville de la banlieue de Douala au Cameroun, premier et dernier enfant d'un couple musulman. Son père mit longtemps à lui prêter de l'attention : au lieu du fils tant attendu, il se retrouvait avec une fille sur les bras. Saïda grandit dans la crasse et la misère, entre l'école coranique et son foyer, sous l'emprise de son père qui ne lui laisse que peu de liberté. Alors que les filles de son village ont des petits amis, puis se marient, Saïda reste seule et vierge. A plus de quarante ans, quand elle se décide à partir à Paris, elle l'est toujours. Avec son certificat de virginité "valable dix ans" établi par le pharmacien de Couscousville en poche, elle arrive à Belleville chez Aziza, une lointaine cousine qui va l'héberger quelques temps "par solidarité africaine". Lorsque celle-ci la mettra à la porte après l'avoir exploitée pendant plusieurs années, elle va faire la connaissance d'un clochard, Marcel Pignon Marcel qui va tomber amoureux d'elle et l'aider à trouver un nouvel emploi. Elle va alors s'installer chez Ngaremba, une femme indépendante qui vit avec sa fille Loulouze et gagne sa vie comme écrivain public. Saïda ne va pas tarder à se rendre indispensable auprès de cette femme et de sa fillette.

Saïda, prisonnière des croyances qu'on lui a inculquées, a passé plus de la moitié de sa vie à préserver sa virginité et à attendre un mari. Soumise d'abord à son père, puis à ses employeuses, elle est passée de la misère de l'Afrique, à celle de Belleville. Mais elle a évolué, a appris à lire, et surtout aux côtés de Ngaremba, elle a compris qu'une femme africaine n'avait pas absolument besoin d'un mari pour être heureuse, et que faire fi des conventions n'était pas si grave que cela loin de l'Afrique. En France, elle trouve la liberté qu'elle n'a pas eu dans son pays.

Calixthe Beyala, elle même originaire du Cameroun nous conte l'histoire poignante de Saïda avec humour. Sa plume est à la fois vivante et alerte. Elle a su rendre ses personnages attachants - surtout Saïda -, mais malgré cela je n'ai jamais vraiment pu entrer dans l'histoire.

En Bref

Une petite déception. J'avais lu il y a quelques temps La Plantation où l'auteure parle des blancs en Afrique. J'espérais retrouver dans Les Honneurs perdus un peu de ce que j'avais aimé dans ce roman. Mais malheureusement cela n'a pas été le cas.

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19 novembre 2016

COMPARTIMENT POUR DAMES - A. NAIR

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COMPARTIMENT POUR DAMES d'Anita NAIR - Traduction de Marielle MORIN - 2004 - Editions PICQUIER POCHE - 450 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

Un jour, Akhila décide de partir vers l'extrémité sud de l'Inde, là où se rencontre l'océan Indien, la baie du Bengale et la mer d'Arabie, pour faire le point sur une vie qu'elle a l'impression de n'avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l'intimité d'un compartiment pour dames. A travers leurs confidences Akhila cherche la réponse aux questions qu'elle se pose : une femme a-t-elle vraiment besoin d'un homme pour être heureuse, pour se sentir épanouie ? Comment trouver en soi la force de vivre la vie qu'on a choisie, de redevenir maîtresse de son destin ?

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Les premières phrases

"C'est ainsi depuis toujours : l'odeur d'un quai de gare, la nuit, fait naître en Akhila l'envie de s'évader.

Le long corridor de béton qui se déroule dans la nuit, ponctué par des panneaux et par l'alternance de l'ombre et de l'éclairage de la gare. Le mouvement des aiguilles d'une pendule qui donne un rythme d'urgence au vacarme des écrans de télévision suspendus et au grincement des chariots chargés de paniers et de sacs.

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Akhila, 45 ans, a jusqu'alors sacrifié sa vie pour ses proches. D'abord, à la mort de son père, elle est devenue le chef de famille. Puis quand ses deux frères et sa soeur ont pu quitter le domicile familial, elle a du s'occuper de sa mère, vieillissante ; et enfin après la mort de celle-ci, comme il n'est pas bien vu dans cette société qu'une femme vive seule, elle a du supporter de partager son domicile avec sa soeur et la famille de celle-ci. Et au fil des ans et des événements, elle a renoncé à avoir une vie à elle. Pourtant Akhila gagne bien sa vie, elle est intelligente et puisqu'elle a été chef de famille très jeune elle sait prendre des décisions et elle est consciente des réalités de la vie quotidienne. La situation lui est devenue de plus en plus pénible. Elle est tiraillée entre ce que lui impose sa famille et la société et son désir de femme libre, indépendante. Pour faire un peu le point sur sa vie et peut être trouver la solution, elle décide d'aller passer quelques jours dans une petite ville à l'extrême sud de l'Inde : "là où trois mers se rencontrent. La baie du Bengale, l'Océan indien et la mer d'Arabie". Pour cela elle prend le train de nuit et va devoir partager son compartiment avec cinq  femmes inconnues, certaines plus âgées qu'elle, certaines plus jeunes. Elle a bien l'intention de faire la connaissance de ses compagnes de voyage et ainsi d'avoir un aperçu de ce qu'est leur existence.

Elles vont prendre la parole tour à tour et raconter des bribes de leurs vies, se confier leurs secrets dans l'intimité de ce compartiment, oser se livrer à des inconnues qu'elles ne reverront jamais. Elles sont de classes sociales et de religion différentes. Il y a Janaki, une femme âgée dont le mari voyage dans le compartiment voisin, Prabha Devi épouse d'un bijoutier, Margaret, professeur de chimie qui a pris son mari en grippe et ne cesse de le tourmenter, Sheela une toute jeune fille et enfin la cinquième Marikolanthy: fille mère, appartenant à une des plus basses classes de la société. Honteuse de sa condition, elle ne se livrera à Akhila que lorsque toutes les autres femmes seront endormies.

A travers le portrait de ces six femmes toutes différentes de par leur âge, leur classe sociale ou leur religion, l'auteure nous fait pénétrer au coeur de la société indienne encore paralysée par les traditions. Mais elle nous fait également nous retourner sur nos propres vies. Pourquoi n'avons nous pas pris telle ou telle décision quand il était encore temps ? Pourquoi n'avons nous pas osé prendre le tournant nécessaire pour changer notre vie ?

En bref

Un roman qui nous éclaire un peu plus sur la condition des femmes en Inde.

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13 novembre 2016

LA VALLEE DES OMBRES - X.M BONNOT

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LA VALLEE DES OMBRES de Xavier-Marie BONNOT - Novembre 2016 - Editions BELFOND - 302 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

René Vasseur est une machine, un être au cuir épais qui a fait la guerre, qui a changé de nom. René Vasseur est un légionnaire. Après vingt ans d'absence, la haine au coeur, il revient dans son village natal, au fond d'une vallée industrielle dévastée par la crise. Peu à peu, surgissent les ombres du passé : la femme qu'il a aimée, l'ennemi d'enfance devenu flic, l'ami qui a basculé dans le grand banditisme, son père, ancien patron de la CGT locale, tyrannique et désabusé... Et le drame qui a bouleversé sa vie : la mort de son frère, Rémy, dix-huit ans, assassiné lors des grèves de décembre de 1986.
René est-il venu venger son frère ? Pourquoi ne l'a-t-il pas secouru alors qu'il en était capable ? Pourquoi a-t-il rejoint la Légion ?

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Les premières phrases

Pierrefeu. Décembre 1986

J'ai peur. J'ai toujours eu peur.

C'est entre chien et loup. Le ciel n'est plus qu'une lueur de couchant. Un nuage noir et fin comme un trait, barre notre vallée, depuis le nord jusqu'au sud. Contre la montagne, luisant dans le crépuscule, l'usine exhale sa chaleur d'alliage fondant et de fumées lourdes.

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Après vingt ans d'absence, René Vasseur revient dans son village. Son père se meurt et malgré les différents qui les opposent, René tient à être auprès de lui quand il partira : c'est son devoir de fils, même s'il s'est toujours senti mal aimé. Il lui semble que cela fait une éternité qu'il a quitté Pierrefeu pour entrer dans la Légion. Après l'assassinat de son frère Rémy lors d'une grève, il n'avait plus rien à faire là. Il ne s'entendait pas du tout avec son père, et sa mère est morte de chagrin peu après le drame qui a coûté la vie à Rémy. Mais il n'a pas oublié, et malgré les vingt années passées loin de chez lui, son désir de vengeance est toujours intact. Son père n'a plus que quelques jours à vivre et ils vont avoir le temps de s'apprivoiser l'un et l'autre. Le vieil homme aux portes de la mort va livrer ses secrets pour que le crime de Rémy ne reste pas impuni. René va aussi retrouver Brahim son ami d'enfance qui n'a pas quitté la région mais a versé dans le grand banditisme. Lui aussi a appris des choses grâce à ses contacts dans le milieu durant ces vingt années. René ne va avoir de cesse de faire la lumière sur le passé et c'est seulement à ce moment là qu'il se sentira apaisé.

 Qu'elle est triste et sombre cette vallée des ombres ! Entre l'usine et ses fumées délétères, le brouillard qui s'accumule au-dessus du village et le soleil qui ne fait qu'une brève apparition entre les montagnes, le cadre est tout trouvé pour ce roman où tout est noir. Ce village qui se meurt, asphyxié par le déclin de la métallurgie et la montée du chômage, les désillusions de ce père, ancien syndicaliste, qui a voué sa vie à tenter de défendre les ouvriers contre le patronnat et qui voit son idéal s'effondrer. Sans compter les secrets, les non-dits qui planent sur sa famille et sur l'assassinat de Rémy. René va devoir se débattre avec son désir de vengeance, ses souvenirs de sa vie passée à Pierrefeu et l'incertitude de ce qu'il éprouve pour son père et Saïda son amie d'autrefois.

Après La Dame de pierre, qui m'avait fait découvrir Xavier-Marie BONNOT, je devais absolument lire La vallée des Ombres. J'ai trouvé ce dernier roman encore plus prenant que le précédent. L'auteur sait jouer avec nos émotions, nous faire partager la haine et le désespoir de ses personnages et ressentir l'atmosphère qui règne dans ce village. Avec un style simple mais efficace, avec des mots souvent secs et percutants, il nous parle de vengeance et de haine, mais aussi d'amitié et d'espoir : celui d'une reconstruction, de l'émergence d'une nouvelle vie.

En Bref

Un roman noir qui pour moi a été un gros coup de coeur. A lire absolument.

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 La Vallée des Ombres est paru le 3 Novembre 2016. Pour le découvrir sur le site de l'éditeur : http://belfond.fr/livre/polars-et-thrillers/la-vallee-des-ombres-xavier-marie-bonnot

 

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05 novembre 2016

L'INCLINAISON - C PRIEST

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L'INCLINAISON de Christopher PRIEST - Traduction de Jacques COLLIN - 2016 - Editions DENOEL - 400 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

Compositeur de musique renommé, Alesandro Sussken est né dans un pays en guerre, clos, dirigé par une impitoyable junte militaire. Parti au front, son frère Jacj n'est jamais revenu. Un jour, on propose à Alesandro une tournée de neuf semaines dans certaines îles de l'Archipel du Rêve, dont la volcanique Temmil, sur laquelle vit And Ante, un guitariste de rock qu'Alesandro considère comme un plagiaire éhonté. Cette tournée, aux distorsions temporelles incompréhensibles, va changer la vie d'Alesandro d'une façon inattendue. Il va tout perdre : sa femme, ses parents, sa liberté. Pour comprendre sa descente aux enfers, il n'aura pas d'autre solution que de retourner dans cet Archipel du Rêve, aussi séduisant que dangereux... Avec ce langoureux roman sur le thème du double et la nature graduelle du temps, Christopher Priest prouve une fois de plus sa maestria littéraire.

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Les première lignes

Je grandis dans un monde de musique, en temps de guerre. Celle-ci interférait avec celui-là. Après que je fus devenu adulte et compositeur, nombre de mes créations furent volées, copiées ou plagiées.

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Alessandro Sussken a toujours connu la guerre. Celle-ci a commencé quelques années avant sa naissance et semblait ne jamais devoir finir. Son pays, la République de Glaund dirigée par une junte militaire s'affrontait avec son voisin le Faierland. A part ces deux pays, personne ne parlait jamais du reste du monde. Il n'existait aucunes photos, aucune carte d'autres continents et il était pratiquement impossible de quitter le Glaund. Pourtant, de la fenêtre du grenier de sa maison, Alessandro voyait deux îles perdues dans la brume. Alessandro est un musicien particulièrement doué depuis la petite enfance et quand il a vraiment commencé à composer, ce sont ces deux îles qui inspiraient sa composition. A force de recherches, il va apprendre qu'elles ne sont pas seules mais qu'elles appartiennent à un Archipel : l'Archipel du Rêve. De manière providentielle, il va être invité avec d'autres musiciens à faire une tournée dans ces îles. L'occasion est trop belle à la fois de faire de nouvelles découvertes, mais aussi de peut-être pouvoir rencontrer And Ante l'homme qui a plagié certaines de ses compositions, et aussi de savoir ce qui est arrivé à son frère Jacj parti à l'armée depuis de nombreuses années et dont personne n'a jamais eu aucune nouvelles. Mais ce voyage va complètement bouleverser sa vie...

Car sur ces îles, à l'écart de la guerre, le temps ne s'écoule pas de la même manière. En passant de l'une à l'autre, toujours en bateau, le voyageur en subit les conséquences et gagne ou perd des minutes ou même des heures par rapport au temps qui s'écoule sur le continent. A chaque escale il doit avoir recours à un Adepte pour récupérer ou supprimer cet écart.  En cas d'absence de régularisation, il risque d'arriver à destination avant même d'avoir quitté son point de départ, ou alors après une traversée de quelques heures avoir perdu plusieurs années de sa vie.

 Il va lui falloir accepter de tout perdre : ses amis, sa fiancée, ses parents et même une partie de sa musique, sans aucune explication, de se retrouver seul, plongé dans un univers qui lui parait complètement incohérent pour enfin avancer et finalement se trouver lui-même au bout du voyage. Il avait entrepris ce périple avec des idées bien précises : retrouver la piste de son frère Jacj et le plagiaire de ses oeuvres, sans doute aussi comprendre pourquoi ces îles inspiraient autant sa musique. Mais au bout de ce voyage, s'il a obtenu des réponse à ses questions, finalement elles n'ont plus beaucoup d'importance. Tout ce qu'il a découvert lors de ce périple va lui permettre de comprendre qui il est réellement et de se libérer des chaînes qui l'empêchaient de vivre vraiment.

Outre celui du voyage - extérieur comme intérieur -le récit aborde aussi les thèmes de la guerre, de la liberté individuelle et du processus de la création musicale. J'ai tout de suite accroché à ce roman original au style simple et fluide. Dès la magnifique couverture d'Adrien Police et jusqu'à la dernière page j'ai voyagé comme dans un rêve au rythme de la musique des îles et de celle d'Alessandro. J'ai adoré l'univers de Christopher PRIEST,  irrationnel, mais fascinant.

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denoel

 

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01 novembre 2016

BILAN de LECTURE d'OCTOBRE

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Beaucoup de bonnes surprises encore ce mois-ci ; mais aussi pas mal de déceptions :

COUPS DE COEUR : Yaak Valley, Montana de Smith HENDERSON

                 L'Inclinaison de C. PRIEST

J'ai beaucoup aimé : Les Envoûtés de V. GOMBROWICZ

J'ai aimé :      Le Crime de Paragon Walk d'A. PERRY (pas chroniqué)

                 Le Parfum de P.SÜSKIND (pas chroniqué)

J'ai moins aimé : Au lieu-dit Noir-Etang de T.H COOK

                  Je l'ai fait pour toi de L. SCALESE

J'ai abandonné : LATIUM 1 de R. LUCAZEAU

 

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LATIUM 1 - Romain LUCAZEAU

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LATIUM - T1 - de Romain LUCAZEAU - Octobre  2016 - Editions DENOEL - 464 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

Dans un futur lointain, l’espèce humaine a succombé à l’Hécatombe. Reste, après l’extinction, un peuple d’automates intelligents, métamorphosés en immenses nefs stellaires. Orphelins de leurs créateurs et dieux, esseulés et névrosés, ces princes et princesses de l'espace attendent, repliés dans l’Urbs, une inéluctable invasion extraterrestre, à laquelle leur programmation les empêche de s’opposer. Plautine est l’une d’eux. Dernière à adhérer à l’espoir mystique du retour de l’Homme, elle dérive depuis des siècles aux confins du Latium, lorsqu’un mystérieux signal l’amène à reprendre sa quête. Elle ignore alors à quel point son destin est lié à la guerre que s’apprête à mener son ancien allié, le proconsul Othon. Pétri de la philosophie de Leibniz et du théâtre de Corneille, Latium est un space opera aux batailles spatiales flamboyantes et aux intrigues tortueuses. Un spectacle de science-fiction vertigineux, dans la veine d’un Dan Simmons ou d’un Iain M. Banks.

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Je ne vais pas tourner longtemps autour du pot, cela ne sert à rien et ma chronique va être courte. J'ai abandonné ma lecture à environ la moitié du récit. Pourtant, quand les Editions DENOEL m'ont proposé ce livre, j'avais tout de suite été séduite par le résumé de quatrième de couverture, mais je n'ai pas mis très longtemps à m'apercevoir que j'avais fait un mauvais choix.

Alors quelle est sont les raisons de cet abandon ?

D'abord les innombrables citations ou termes grecs ou latins qui renvoient aux notes de bas de pages et qui hachent le texte et interrompaient le cours de ma lecture qui devenait très difficile. Ensuite j'ai vraiment eu du mal avec tous ces personnages automates mi-machines, mi -humains et je ne sais pas pourquoi (peut être de mauvais souvenirs de collège ?), je les confondais tous à cause de leurs noms à consonnances grecques ou latines. Les seuls passages qui m'ont interessée étaient ceux concernant le peuple des hommes-chiens ! En résumé, je n'ai jamais pu accrocher au récit.

Bien sûr mon avis est totalement subjectif. Je pense que je ne suis pas suffisamment familiarisée avec ce genre littéraire pour pouvoir apprécier un ouvrage tel que celui-ci. Le côté positif de cet échec est que dorénavant, je ferai attention à mes choix en matière de SF.

denoel

 

 

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29 octobre 2016

YAAK VALLEY, MONTANA - Smith HENDERSON

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YAAK VALLEY, MONTANA de Smith HENDERSON - Traduction de Nathalie PERRONNY - 18 Août 2016 - Editions BELFOND - 578 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

Dans les paysages grandioses du Montana des années 1980, l'histoire d'un homme en perdition confronté à ce que l'humanité a de pire et de meilleur. Héritier des grandes oeuvres de nature writing, un roman qui soulève les contradictions les plus violentes et dérangeantes d'une Amérique qui préfère ignorer ses marginaux. Portée par une écriture tour à tour sauvage, brutale et poétique, une révélation..........

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Les premières phrases

Le flic jeta sa cigarette sur la route de terre caillouteuse devant la maison et remit son chapeau d'aplomb en voyant arriver la bagnole poussiéreuse de l'assistante sociale. Derrière la vitre sale, il aperçut de longues mèches blondes et rentra le ventre au cas où la fille au volant ne serait pas trop mal.

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C'est dans la Yaak Valley, au nord des Etats Unis, à la frontière du Canada que nous emmène Smith Henderson. Nous sommes au début des années 80. Carter et Reagan s'affrontent pour la présidence et les USA sont en plein dans une crise de récession. C'est par l'intermédiaire de Pete, un assistant social d'une trentaine d'années, cheveux longs et dégaine peu soignée, que nous allons pénétrer dans cette région. Pete a une immense région à couvrir, un pays aux forêts immenses entourées de montagnes, parsemées çà et là de petites agglomérations qui ont poussées autour de mines abandonnées après que celles-ci aient été exploitées jusqu'au dernier filon. La plupart des personnes dont s'occupe Pete vivent dans des cabanes délabrées, souvent alcooliques ou droguées, souvent les deux. Nous sommes bien loin du rêve américain. C'est ainsi qu'il est amené à faire la connaissance de Cecil un adolescent agressif et dérangé qui vit avec sa petite soeur et sa mère toxicomane. Pour ce jeune garçon violent et dangereux pour son entourage Pete n'a pas beaucoup de solutions : le placement dans une famille d'accueil qui voudra bien le recevoir s'il se tient à carreau, ou alors la terrible prison de Pine Hill. Mais parmi ses protégés, il y a pire encore : Benjamin Pearl et son père Jérémiah un fondamentaliste chrétien. Eux vivent en pleine nature loin de toute civilisation en attendant l'Apocalypse qui ne saurait tarder. Pour eux, le diable est partout : dans la télévision, les images et surtout dans l'argent. Pete va mettre longtemps à les apprivoiser et à gagner leur confiance, et encore plus de temps pour savoir ce que sont devenus les autres membres de leur famille.

Pete s'efforce de venir en aide à tous ces gens, à adoucir un peu leurs vies quitte à jongler quelquefois avec la loi et la morale. Il se donne à fond pour tous ces laissés pour compte que la vie n'a pas épargnés. C'est qu'il a une véritable empathie pour tous ces pauvres gens : en effet, il n'est pas beaucoup mieux loti qu'eux. Il a du mal à se remettre du départ de sa femme et de sa fille, son frère est en cavale, recherché par la police, il découvre que sa petite amie a une double vie, et ce qui achève le tableau, sa fille Rachel fait une fugue. Il n'aura de cesse de la retrouver parcourant le pays dès qu'on croit la reconnaitre dans tel ou tel endroit.

Yaak Valley Montana est un roman passionnant de bout en bout. On suit simultanément Pete dans ses rapports avec Cecil et les Pearl, dans sa vie privée, et la fugue de Rachel. L'auteur, ancien éducateur, sait de quoi il parle et à travers une tranche de vie de cet assistant social, nous offre un tableau sombre de la vie que mènent ces exclus et ce à quoi ils sont confrontés : misère, drogue, alcoolisme, inceste......La plupart des personnages de ce roman sont attachants à commencer par Pete qui est loin d'être un saint. Il lui arrive souvent de prendre quelques arrangements avec la loi, et il va lui falloir prendre la défense de certains de ses protégés face à la police et même au FBI. Finalement il n'est pas très différent des êtres dont il s'occupe : débordé par ses problèmes, il décompresse en buvant, souvent plus que de raison. Mails il aime profondément ces personnes, son plus cher désir est de les aider à survivre le plus dignement possible même s'il n'arrive pas toujours à les sortir de leur misère. Il les comprend et ne les juge pas.

J'ai beaucoup aimé ce premier roman, portrait sombre mais tellement humain de l'Amérique des années 80, écrit sans misérabilisme ni complaisance. J'ai été profondément touchée par tous ces personnages qui se débattent dans leur quotidien.

En bref

Un roman magnifique que je ne peux que recommander. Un auteur à suivre.

" Elle mettait le nez dehors uniquement pour empocher son chèque des services sociaux et passer voir son dealer, quelque part dans les hauteurs, à la limite des terres sauvages de la Yaak Valley. Parfois elle sortait s'acheter des céréales. On la croisait en ville toute poudrée de blanc, les lèvres barrées de rouge et des traînées bleuâtres autour des yeux, un drapeau américain abstrait, un commentaire vivant sur son propre pays, ce qu'elle était d'une certaine manière. La plupart du temps, elle planquait sa paranoïa derrière des lunettes d'aviateur et des boas lavande. Au sommet de sa défonce, elle se prenait pour une sorte de créature féérique, et, quand elle redescendait, pour une sorcière inepte, ratée et persécutée."

stars-10stars-9

Un grand merci à PRICE MINISTER

 

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23 octobre 2016

LES ENVOUTES - W. GOMBROWICZ

envoutés

LES ENVOÛTES de Witold GOMBROWICZ - Traduction de Albert MAILLE, Hélène WLODARCZYK et Kinga FIATKOWSKA-CALLEBAT - 1977 - Editions STOCK 2016 - 416 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

Waltchak, jeune professeur de tennis, se rend au coeur de la campagne polonaise près du château de Myslotch pour y entraîner Maya, une joueuse très prometteuse. Dans le train, il rencontre Skolinski, un historien d’art à la recherche des oeuvres oubliées du château. À peine arrivés, les deux hommes sont confrontés à des phénomènes très intrigants. Dans une atmosphère pesante, Waltchak et Maya entament une étrange histoire d’amour et de haine. De son côté, Skolinski découvre les secrets du château où habite un vieux prince prisonnier de sa folie et effrayé par une pièce prétendument hantée

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Les premières phrases

- Vous ne savez peut-être pas lire, jeune homme ? Ignorez-vous qu'il est interdit de se pencher au-dehors ?  fit un voyageur blafard en rajustant son pince-nez.

Le train venait de quitter Lublin.

- Quelle est la prochaine gare, monsieur ? demanda le jeune homme en se retournant.

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 Il faut tout d'abord préciser que "Les Envoûtés " est paru en feuilleton simultanément dans deux quotidiens polonais durant l'été 1939. La parution fut interrompue par la guerre et le départ de Gombrowitz pour l'Argentine. Les trois derniers chapitres, qu'on avait crus définitivement perdus, ont été retrouvés en 1986.

Tout commence dans le train qui mène de Lublin à la gare la plus proche du manoir de Polyka, la pension de famille de Mme Okholowska. C'est là que se rencontrent les principaux protagonistes du récit. Il y a Marian Waltchak, un jeune professeur de tennis engagé pour entraîner Maya Okholowska, le professeur Skolinski, historien d'art, et le conseiller au Trésor Chymtchyk. Dans un autre compartiment voyagent aussi le prince Holchanski et Henri son secrétaire, accompagnés de Maya. Le prince réside dans son château de Myslotch, non loin de Polyka. C'est un vieillard qui n'en finit pas de sombrer dans la folie. Il vit seul avec son secrétaire qui n'est autre que le fiancé de Maya et un domestique, à l'abri des hautes murailles de son immense château. Il refuse que quiconque y pénètre. Le château tombe en ruine mais il recèle nombre de meubles et de tableaux de prix, ainsi qu'une pièce hantée où une serviette pendue à une patère s'agite perpétuellement. Tous ceux qui ont passé la nuit dans cette pièce sont devenus fous. On comprend vite qu'un drame s'est déroulé là dans le passé et que c'est cela qui dévaste le prince. De leur côté, Maya et Waltchak vont s'apercevoir qu'ils présentent une certaine ressemblance entre eux - ce qui du reste ne va pas échapper à leur entourage - et entamer une relation étrange faite à la fois d'attirance et de répulsion, d'amour et de haine. 

Un château isolé, cerné de marécages et de forêts, un mystère, un prince demi-fou au passé trouble, une atmosphère oppressante et des personnages qui se débattent avec leurs pulsions qui parfois les dépassent, tous les ingrédients sont réunis ici pour faire un bon roman noir. Dans un cadre gothique et plutôt glauque, les personnages principaux se confondent, se déchirent, se séparent puis se rejoignent, animés par la peur, la jalousie et des forces d'attraction-répulsion qu'ils ne comprennent pas eux mêmes. Tout est sombre dans ce récit : la psychologie des personnages, le cadre, l'ambiance.....Et à travers ses personnages, l'auteur en profite pour faire une description de la petite noblesse polonaise des siècles passés.

Malgré une fin qui m'a un peu déçue, j'ai beaucoup aimé ce roman qui mêle angoisse et intrigue psychologique sur fond de fantastique.

En bref

Cette lecture a été pour moi la découverte d'un auteur que je ne connaissais pas et que je compte bien poursuivre.

Un grand merci à BABELIO et aux Editions Stock.

"Ils ne se ressemblent pas mais ils en donnent l'impression, car une parenté de nature les unit. Il n'y a de ressemblance que dans l'expression des yeux, le dessin des lèvres, le caractère. La même passion, la même fureur de vivre les unit....."

 

stars-10stars-7

 

babelio

logo-stock

 

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