51LFFruapEL

Quatrième de couverture :

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.
Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" C'est ce drôle de titre qui m'a fait choisir ce livre dans une liste d'échange et c'est seulement après coup que j'ai appris que ce roman -couronné par le prix PULITZER  1961 était devenu un véritable classique aux Etats Unis.

Le livre se présente en deux parties : la première nous fait entrer dans l'univers de SCOUT , de son frère JEM et de DILL un ami , C'est SCOUT devenue grande qui prend la parole et nous entraine avec elle dans leurs jeux et leurs bétises d'enfants. Orphelins de mère, ils sont élevés par leur père Atticus Finch, avocat, et homme de grande sagesse, aidé par leur cuisinière noire Calpurnia. Leur plus grande occupation est de tenter de faire sortir de chez lui un de leur voisin Boo RADLEY que personne n'a vu depuis très longtemps et qui est à l'origine de bon nombre de légendes, à tel point que jusqu'à la fin du roman, on se demande s'il existe vraiment.

La deuxième partie du livre relate le procès durant lequel ATTICUS,  défend avec brio un noir accusé à tort de viol,devant une assemblée dont fait partie une bonne partie de la petite ville ainsi que ses enfants On comprend toute l'importance de ce récit puisque le livre est sorti aux USA  en 1961 au moment de la lutte pour les droits des Noirs aux Etats Unis.

J'ai trouvé ce livre très fort, il m'a passionné de bout en bout. Les personnages sont bien campés, non seulement les personnages principaux : les enfants que l'on voit grandir et mûrir suite aux derniers événements relatés dans le roman, leur père Atticus à la fois sage et secret qui croit en l'éducation par l'exemple et non par les remontrances, mais aussi les voisins : Miss Maudie, Mrs Dubose, ...

Au début j'ai été amusée par le récit que fait Scout de sa vie de petite sauvageonne, un épisode marqué par la fraicheur et l'innocence, puis émue et révoltée lors de la partie consacrée au jugement, lorsque le ton devient plus sérieux avec le thème de l'injustice et de la ségrégation. Bien que l'issue de ce jugement paraissait inéluctable dès son annonce.

 Et quand M. B.B UNDERWOOD, le journaliste compare la mort de Tom Robinson au «  massacre absurde des oiseaux chanteurs »,le titre du livre délivre son message complet :

"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. C'est un péché de tuer un oiseau moqueur Le moqueurs ne font rien d'autre que de la musique pour notre plaisir, Ils ne viennent pas picorer dans les jardins des gens, ils ne font pas leurs nids dans les séchoirs à mais, ils ne font que chanter pour nous de tout leur coeur, voilà pourquoi c'est un péché de tuer un oiseau moqueur"

Note : 9/10