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LES LUMIERES DE SEPTEMBRE de Carlos RUIZ ZAFON - 2012 - Editions Robert LAFFONT- 279 pages.

Ce qu'en dit l'éditeur

1937.
La mort de son mari l’ayant laissée sans revenus, Simone Sauvelle accepte de quitter Paris pour occuper un emploi de secrétaire particulière en Normandie. Lazare Jann, son employeur, est un génial inventeur de jouets. Il vit dans une immense propriété en compagnie de sa femme, très malade.  Simone Sauvelle, sa fille Irène, quinze ans, et Dorian, son jeune fils, sont immédiatement séduits par la grande gentillesse de Lazarus.
Ils tombent aussi sous le charme de Cravenmoore, son extraordinaire demeure. Composée d’innombrables pièces et corridors qui se perdent dans l’obscurité, elle est peuplée de marionnettes qui semblent mener une existence indépendante. Hannah, la jeune domestique de Lazarus, devient vite l’amie d’Irène, à laquelle elle présente Ismaël, son beau cousin. Et très naturellement les deux adolescents tombent amoureux l’un de l’autre, tandis qu’une douce amitié rapproche Lazarus et Simone.
C’est alors qu’une force criminelle prend possession de Cravenmoore.........

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Les premières phrases

Paris 1936

Ceux qui se souviennent de la nuit où est mort Armand Sauvelle jurent qu'un éclair pourpre a traversé la voûte du ciel, traçant une traînée de cendres embrasées qui s'est perdue à l'horizon ; un éclair que sa fille Irène n'a pas pu voir, mais qui par la suite a hanté ses rêves des années durant. C'était par un petit matin d'hiver, et les vitres de la salle numéro quatorze de l'hôpital Saint-Georges étaient voilées d'une fine pellicule de givre qui dessinait des aquarelles fantomatiques de la ville dans les ténèbres dorées de l'aube.

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Etant donné que j'avais adoré la trilogie du Cimetière des livres oubliés, j'avais très envie de découvrir celle dont fait partie Les Lumières de Septembre. Erreur de jugement ! Je savais pourtant que cette dernière avait été écrite par l'auteur pour un public "jeune", une dizaine d'années auparavant et que c'étaient ses premiers ouvrages......Du reste, l'auteur en avertit ses lecteurs dans une note au début du récit. Je ne regrette pas vraiment ma lecture, mais je reconnais que j'ai été un peu déçue.

L'histoire débute en 1936. Armand Sauvelle vient de mourir laissant sa famille dans le besoin. Mais Simone Sauvelle, sa veuve, reçoit bientôt une offre d'emploi inespéré. Un ancien fabriquant de jouets, Lazarus Jann, lui propose de quitter Paris pour venir s'établir sur la côte normande avec ses deux enfants Irène et Dorian. Lazarus a besoin d'une personne capable d'occuper les postes de secrétaire et de bibliothécaire. Le salaire semble raisonnable et ils seront logés dans une petite maison qui fait face à celle de leur employeur. La famille s'adapte bien à sa nouvelle vie : Simone aime son travail, Dorian se passionne pour les jouets de Lazarus et Irène tombe amoureuse d'un jeune et beau marin. Le fabriquant de jouets a tout d'un bienfaiteur et pourtant la famille Sauvelle s'aperçoit bien vite qu'une étrange atmosphère pèse sur le domaine de Cravenmoore. Le manoir est peuplé d'une multitude d'automates qui semblent avoir leur propre vie. A cela s'ajoute l'interdiction formelle de pénétrer dans l'une des ailes du château où vit Alexandra, l'épouse de Lazarus, victime d'un terrible accident une dizaine d'années auparavant. Puis, un meurtre étrange achève de semer le doute dans les esprits.

Le lecteur se retrouve plongé dans l'univers si particulier de Zaffon, où le réel et l'imaginaire se rencontrent et parfois se confondent. Un manoir gothique aux couloirs interminables, des êtres mécaniques qui semblent obéir à une mystérieuse entité, des passages secrets, une grotte souterraine, une ombre maléfique qui plane au dessus du domaine : tout est là pour tenir le lecteur en haleine. On y retrouve aussi l'écriture imagée de l'auteur

Et pourtant j'ai été déçue : Les lumières de Septembre n'a pas - et de loin- l'envergure, la force des romans de la trilogie du Cimetière des livres oubliés. C'est vraiment un livre pour ados et je pense que la plupart de ceux qui aiment le fantastique l'adoreraient. Les jeunes héros sont attachants, tous deux au seuil de leur vie d'adultes : Irène à la fois sage mais curieuse de tout et très attirée par Ismaël ; celui-ci courageux au fort caractère mais tendre et loyal. Dorian, plus jeune est plus en retrait. Quant à Lazarus, on ne sait quoi trop en penser tout au long du récit : il semble tantôt diabolique, tantôt victime d'une étrange malédiction.

Tous les ingrédients sont là pour faire un récit passionnant : l'amour, l'aventure, le mystère, le fantastique, mais il ne m'a accroché à aucun moment.

En Bref

Du bon Zaffon, mais à réserver à un public ado et jeune adulte.

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