couv74660938

LA MAISON DU SOMMEIL de Jonathan COE - Traduction de Jean PAVANS - 1998 - Editions GALLIMARD - 425 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

De bien curieux événements se déroulent à Ashdown, inquiétante demeure perchée sur une falaise des côtes anglaises. Naguère, c'était une résidence universitaire, où se sont croisés Sarah la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l'amoureux transi, Terry le cinéphile fou. Leurs destins ont divergé, mais les spectres du passé continuent de hanter Ashdown, devenue une clinique où le sinistre docteur Dudden se livre à de monstrueuses expériences sur les troubles du sommeil. Par quelles mystérieuses coïncidences tous les personnages vont-ils s'y retrouver ? Et quelles transformations vont-ils y subir ?
Une fresque foisonnante et rigoureuse, où l'illusion amoureuse va jusqu'à l'extrême limite de sa réalisation, et où la vérité sort toujours des rêves.

***************************

Les premières phrases

" C'était leur dispute finale, ça c'était clair. Mais il avait beau s'y attendre depuis des jours, peut être des semaines, rien ne pouvait endiguer le flot de colère et de rancoeur qu'il sentait à présent monter en lui. Elle était dans son tort, et avait refusé de l'admettre. Chaque argument qu'il avait tenté d'avancer, chaque effort pour se montrer raisonnable et conciliant avait été déformé, distordu et retourné contre lui."

***************************

Dans les années 80, un groupe d'étudiants partage une vieille demeure anglaise nommée Ashdown, perchée au bord d'une falaise à pic. Parmi eux, Sarah qui est neuroleptique sans le savoir, Grégory étudiant en médecine, Terry qui étudie le cinéma, dort quatorze heures par jour, mais ne peut se souvenir de ses rêves paradisiaques, Véronica passionnée par la littérature féministe et Robert amoureux en silence de Sarah. Douze ans après, Ashdown est devenue une clinique dirigée par le Dr Dudden, spécialiste du sommeil. Pour lui, le sommeil n'est qu'une maladie et il a entrepris des recherches et des travaux afin de l'éradiquer.

Leurs études terminées, les personnages vont se séparer, entrer dans la vie active et se perdre de vue pendant la douzaine d'années qui sépare ces deux périodes. En Juin 96, ils vont se retrouver par hasard à Ashdown. L'auteur a choisi de faire alterner les chapitres concernant ces deux époques. Les chapitres impairs se déroulent dans les années 83-84 où l'on suit les personnages alors qu'ils sont encore étudiants, et les chapitres pairs raportent les événements survenus à la clinique du sommeil pendant une période de deux semaines en Juin 1996 . Ainsi l'histoire est racontée chronologiquement mais en alternance entre ces deux époques, souvent répétée et vue sous plusieurs angles différents.

Malgré les qualités indéniables de ce roman : originalité de la construction, richesse des caractères, intensité du rythme, sans omettre l'humour - très anglais - de Jonathan Coe, je n'ai pas du tout été séduite. Pourtant le thème, celui du sommeil est intéressant, de même que les réflexions sur l'amour obsessionel, la psychanalyse, le rêve et le destin que le récit inspire. J'ai eu un peu de mal avec la construction du récit et l'aternance du temps, et certains passages m'ont profondément ennuyée, comme ceux consacrés aux dissertations cinématographiques de Terry.

En Bref

La Maison du Sommeil est pour moi un roman à classer dans les déceptions. Dommage, il a beaucoup de qualités et le récit en lui-même n'est pas ininteressant, mais je n'y ai pas vraiment accroché. C'était le premier livre que je lisais de cet auteur mais malgré que je ne l'ai pas beaucoup aimé je retenterai avec un autre des romans de Jonathan Coe.

 

stars-10stars-2