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MON NOM EST N. de Robert KARJEL - Traduction de Lucas MESSMER - 2016 - Editions DENOEL - 432 pages

Ce qu'en dit l'éditeur

En plein océan Indien, sur une base militaire isolée, le FBI essaie de faire parler un prisonnier. Mais le détenu, suspecté d’avoir participé à une attaque terroriste aux États-Unis, refuse de parler. Ernst Grip, un ex-officier suédois, est envoyé sur cette base afin de déterminer si le prisonnier, connu seulement sous le nom de «N.», est un citoyen suédois. Peu à peu, Grip découvre que N. est lié à un autre groupe de personnes, aussi louches qu’hétéroclites : un impitoyable vendeur d’armes américain, un tueur à gages tchèque, une mystérieuse nurse du Kansas, un Pakistanais naïf à vous fendre le cœur – et un Suédois. Leur seul point commun : tous sont des survivants du tsunami dévastateur qui a frappé la Thaïlande en 2004. Plus Grip s’approche de la vérité, plus la situation semble inextricable. Qui est sincère, et qui mène une double vie?
Dans un monde dirigé par la peur, les secrets et les trahisons, Grip et N. devront apprendre à se faire confiance s’ils veulent rester en vie.

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Les premières phrases

New York, le 21 mai 2008

"Le service des urgences de Wyckoff Heights était débordé ce soir-là. L'hôpital se trouvait non loin, mais les cris qui y résonnaient ne parvenaient pas jusqu'à ses oreilles. Ici, tout était calme."

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Le récit alterne deux périodes, deux actions.

Il débute en Décembre 2004 alors que le tsunami dévaste les côtes de la Thaïlande. Parmi les vacanciers, beaucoup de victimes, quelques rescapés. Certains s'en tireront plutôt bien et pourront rentrer chez eux sains et saufs. D'autres auront moins de chance. Parmi eux un homme qui a perdu la mémoire : il ne se souvient ni de son nom, ni de son passé, à peine d'images fugaces de bonheur en famille. Renonçant à s'inscrire sur la liste qui lui permettrait peut être de retrouver une famille, des amis, il préfère s'installer dans un cabanon sur la plage où il va rencontrer des rescapés, la plupart anonymes, comme lui. Pour le reste du monde, ils sont morts. Vivants, ils n'ont plus d'identité.

Puis on se retrouve en Suède : Ernst Gripp, membre de la Sécurité Suédoise est envoyé aux Etats Unis à la demande du ministère des Affaires Etrangères. Il est chargé de déterminer si l'un de leurs prisonniers, détenu par le FBI sur la base militaire de Diego Garcia est bien de nationalité suédoise. En bref, malgré les tortures qu'il a subies, les américains n'arrivent pas à le faire parler. C'est à Ernst Gripp que va incomber cette tache.

Mon nom est N. est un thriller passionnant. Bien construit, bien écrit, et de plus bien documenté : l'auteur Robert Karjel est officier dans l'armée de l'Air suédoise, mais il a été formé dans le corps de Marines américains. Il nous livre ici toute une galerie de personnages plus louches et mystérieux les uns que les autres. Parmi ces hommes qui ont perdu leur identité ou qui la cachent on a du mal à distinguer ceux qui sont sincères de ceux qui jouent un double jeu.

L'action n'est pas en reste, on va de rebondissement en rebondissements, de manipulations en trahisons. Peu à peu au fil du récit et des conversations entre Ernst et le prisonnier, les voiles se lèvent et on découvre ce qui les lie. L'histoire est particulièrement complexe, mais grâce au talent de l'auteur on ne sent jamais perdu.

 En Bref

Un très bon thriller, passionnant et bien écrit.

denoel

stars-10stars-8

Challenge petit bac 2016 : Lettre isolée 2

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